Parcours & Références

           

            Avant les études de psychologie, il y eut celles d’arts plastiques, d’histoire de l’art et d’archéologie. Au-delà des œuvres, des constructions, des fouilles, j’ai rapidement compris que mon intérêt se portait essentiellement sur l’expression de l’âme humaine à un moment donné de son histoire. Vint aussi la réflexion que par delà les époques, nous pouvions retrouver des corrélations, des fils conducteurs, des similitudes nourris par un terreau universel. Depuis, mon parcours en psychologie, psychanalyse et psychothérapie s’est nourri de ces interactions entre inconscient personnel et inconscient universel. A la croisée des chemins, il y avait pour moi, l’Art-thérapie, dans toute son évidence.

            La première étape de ma formation théorique correspond aux cinq années d’études réalisées entre l’Université Paris VIII (licence) puis l’Université de Rennes II pour l’obtention de mon diplôme final, un Master 2 professionnel de Psychologie clinique et de Psychopathologie. Cet enseignement, essentiellement axé autour de la psychanalyse, repose sur le postulat que chaque personne est unique. Ainsi, au-delà de ce qui nous rassemble en tant qu’êtres humains, nous devons considérer que chacun vit son rapport au monde et aux autres de manière particulière, que le rythme subjectif de chacun est différent (d’où le fait qu’il est difficile d’estimer au préalable la durée d’un accompagnement psychothérapeutique). Le psychologue clinicien est donc à l’écoute de votre spécificité, de votre réalité subjective.

            Par la suite, j’ai souhaité enrichir et diversifier ce bagage théorique avec une formation en Art-Thérapie afin de pouvoir proposer d’autres supports d’expression. J’ai choisi celle élaborée par Nicole Weil  (cf son ouvrage : « Ma pratique de l’art-thérapie » aux éditions “Le souffle d’or”) qui s’appuie sur le dessin libre, l’argile, les couleurs et l’improvisation musicale pour approfondir le travail analytique. La pratique est bien sûr différente auprès des enfants et des adultes, et fonction des besoins de chacun, mais à chaque fois, elle permet de mettre en avant les messages de l’inconscient afin de les intégrer progressivement.

               Au-delà de ces formations, les expériences, les lectures, les rencontres n’ont eu de cesse depuis de nourrir mon travail. Ma pratique en institutions m’a amenée à intervenir auprès d’enfants et d’adolescents repérés avec des ”troubles du comportement et/ou de l’humeur”, à travailler avec leur famille la question de leur place et de leur problématique. En d’autres lieux, auprès de groupes d’adultes, les problématiques suicidaires sont au centre des rencontres ou bien encore les corrélations entre des symptômes psycho-somatiques ( obésité, surpoids associé(e) à des pathologies cardio-vasculaires) avec la notion d’estime de soi et le besoin de reconnaissance.

       D’une manière plus générale, voici les principaux axes de réflexion pris en considération dans mon travail :

  • Le travail sur Soi nous amène bien évidemment à (ré)interroger des questions identitaires, notre manière d’être au monde, notre capacité à nous aimer, à avoir de l’estime pour nous-mêmes.

Les problématiques évoquées au cours des séances sont très diverses et fonction de l’histoire de chacun. Nous retrouvons parmi les plus récurrentes : les problématiques relationnelles (famille, couple, travail,…), le travail de deuil (réel et/ou symbolique), l’accompagnement à la parentalité, les problématiques autour de la sexualité, le rapport à la nourriture, les épisodes suicidaires, etc…

Quelque soit le chemin par lequel nous abordons l’histoire de la  personne reçue, il s’agit de permettre à celle-ci de se distancier d’un vécu émotionnel trop prégnant en pensant (pansant) ses blessures, pour ainsi reconsidérer de manière positive la nature des liens qui l’unissent aux autres et trouver la place qui lui convienne véritablement dans sa famille ainsi que dans la société.

Que nous soyons homme ou femme, il s’agit d’équilibrer notre partie masculine (l’Animus), rationnelle liée à notre capacité à agir, à décider, à nous exprimer et notre partie féminine (l’Anima), qui est davantage en lien avec notre sensibilité, notre capacité à ressentir et à accueillir la Vie.

Qu’il est bon de faire tomber les masques pour découvrir notre véritable visage tout en l’assumant pleinement aux yeux des autres !

Références théoriques : C.G. Jung, C. Pinkola Estès,…

  • Considérer l’esprit ET le corps : –il me semble impossible de dissocier les deux ; les maux de notre organisme ne sont qu’une autre « mise en mots » de ce que nous ne parvenons pas encore à verbaliser… Une analyse autour des ressentis, de l’émotionnel  est toujours d’une grande pertinence : comment nous parle notre corps ? Que peut-on  entendre autour de telle(s) sensation(s), de telle(s) douleur(s) ?

Lors des séances avec les enfants, lorsqu’ils sont sujets à l’agitation, à l’agressivité et autres, nous abordons tout particulièrement la notion d’enveloppe corporelle  afin de les aider à se repositionner dans leurs rapports avec les autres.

Références théoriques : Didier Houzel, Jacques Martel, Annick de Souzenelle, etc…

  • – Parce qu’il est souvent question de nos liens avec notre famille, la notion de transgénérationnel est très souvent au cœur des échanges. Il s’agit là de prendre conscience de nos relations et de nos identifications conscientes et inconscientes avec les différents membres de notre famille.

C’est au gré de ces dénouements que nous pouvons gagner en liberté subjective et trouver notre véritable place en s’accordant avec nos valeurs et notre personnalité réelle.

Références théoriques : A. Ancelin Schützenberger, M. Brousse (Ecole de Mémoire Cellulaire),…

  • – Le travail autour des rêves, matériau inconscient le plus riche de sens, vient nourrir d’une manière toute particulière les séances. Après avoir défini de quel type de rêve il s’agit (rêve récurrent, à valeur prospective, compensatrice,…), nous menons ensemble une réflexion ; seule la personne ayant fait le rêve peut déterminer quelle hypothèse d’interprétation est la plus acceptable. Il est inconcevable d’imposer une signification extérieure qui viendrait faire perdre tout son sens à la démarche.

Références théoriques : J. Chevalier, A. Gheerbrant, J. de la Rocheterie,…